Quinquasemarre

Rencontre fortuite du photographe type …

A l’heure des sites de rencontre, où tout un chacun est censé, aujourd’hui, trouver chaussure à son pied, dans ce grand marché de la baise (dans tous les sens du terme : « coucher » ou « se faire avoir »), nous avons toutes dans le cœur l’envie saugrenue et un brin obsolète d’être arrêtée dans la rue par un chevalier blanc qui serait tombé en pâmoison devant chacune d’entre nous.

Vous allez me dire que je contredis une de mes précédentes chroniques à savoir https://quinquabloc.wordpress.com/2018/06/18/attrape-nigaud-pour-apprenti-dragueur/ , dans laquelle, souvenez-vous, je fustigeais le relou de base qui vous alpague, sous coaching, avec des phrases toutes faites préparées en amont, à coup de 700 euros le week-end de conseil en « comment draguer une gonzesse dans la rue ».

Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie, disait François 1er.

Et le garçon n’avait pas tort. Ce qu’une femme dit un jour, elle n’est pas certaine de le penser toujours. Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, vous voyez où l’on veut en venir …

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Se pisser aux culottes …

Elle vous l’avait dit la semaine dernière dans son précédent post sur les séniors, elle allait vous en remettre … une couche. Pas pour en faire un sujet de plainte sur les travers de la ménopause ou du vieillissement (non … jamais vous ne verrez cela dans ce blog !), mais sur l’angle de l’agacement que suscite ce sujet pour la communicante et la « Zorette » que vous savez qu’elle est.

Se pisser aux culottes, donc. L’expression fait sourire. D’autant qu’assez bêtement, elle s’en rend compte, votre Quinqua préférée l’utilise assez souvent. Non pas que cela soit « déjà » d’actualité, en ce qui la concerne, mais parce toute femme qui rit se pisse dessus, c’est bien connu !

Ne traite-t-on pas de pisseuse, toute femme, dès son plus jeune âge, d’ailleurs ?

Car l’incontinence urinaire est encore un sujet qui visiblement ne semble concerner que les femmes (or on sait que les hommes en sont également atteints). Pourtant, en bord de route, dans nos campagnes, aux Fêtes de Bayonne ou de Mont-de-Marsan … qui voit-on jambes écartées contre les arbres ou les murs … des femmes bien sûr ! Au passage, Quinquarâleuse est horripilée par ces hommes qui s’arrogent le droit de marquer leur territoire de leurs urines malodorantes. Et de klaxonner, si tant est qu’elle en surprenne un, sur un bord de route, afin qu’en sursautant, il s’en prenne plein les pieds. Si si, c’est très drôle, on vous conseille d’essayer. Passons … si l’envie d’uriner croît vraisemblablement en vieillissant, le sujet va aller de pair, la population française vivant de plus en plus longtemps (on attend 1 million de nonagénaires en 2050).

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quinquarâle

Enfin senior ? Foutaise !

Votre Quinqua préférée revient d’un salon consacré aux seniors.

Entre stands dédiés aux baignoires avec porte, aux douches adaptées, aux chemins lumineux et autres objets de domotique ou de services à la personne et conférences relatives à l’emploi ou à l’âgisme, vieillir semble être d’une tristesse … à mourir.

On en pleurerait.

Mais penchons-nous dans un premier temps sur la définition de senior.

Votre quinqua se sentait concernée à double titre : 1/ elle se pensait senior 2/elle travaillait pour une entreprise dont un des axes de développement est – justement – tourné, depuis peu, vers les services à la personne et l’accompagnement des seniors. Elle venait donc faire quelques relations publiques autour de ce « phénomène de société », l’allongement de la durée de vie entrainant des problématiques nouvelles, à horizon 2050, de prise en charge de la santé et de l’autonomie des personnes dites « âgées ».

La question qu’elle se posa fut alors assez simple en effet. A partir de quand un individu est-il considéré comme senior ?

Et bien, c’est là que les choses se gâtent … Cela dépend d’où l’on regarde. On vous l’a déjà dit. Dans la vie, tout est question de point de vue.

Si l’on en croit le monde du travail (et là aussi les choses ne sont pas claires, que l’on soit en France ou plus largement en Europe), le droit – et donc nos charmants délégués aux ressources humaines – vous considèrent comme senior dès lors que vous passez la date fatidique des 45 ans (et de recevoir son premier relevé de carrière dans l’année suivante avant d’être contacté par les RH pour cette fameuse : seconde partie de carrière …). Une manière de vous faire sentir que vous avez atteint une certaine date de péremption. 45 ans, donc pour vos caisses de retraites ou mutuelles. Parfois 50 ans pour d’autres entreprises. Egalement à Pôle Emploi, tout comme dans les stratégies marketing, où le « + de 50 ans » est considéré tout d’un coup comme hors d’âge. Et là, ce n’est pas aussi apprécié qu’un vieux Cognac. Pour autant, l’âge de la retraite reculant, d’aucuns considèrent l’entrée dans la « senioritude » à l’âge de 60 ans (carte senior de la SNCF, tarifs seniors dans les musées …), notamment si l’on en croit l’OMS. Pour l’INSEE en revanche, sont seniors ceux qui ont franchi la barre des 55 ans …

C’est à s’y perdre. D’autant plus qu’on vous bassine à longueur de journée avec le dynamisme des « jeunes » quinquas. Livres, sites de rencontres dédiés (cf. la base line de « disonsdemain » site spécifique pour les « jeunes de plus de 50 ans »), tout est fait pour nous confirmer que les Quinquas (mais aussi ceux qui suivent, Sexagénaires, Septuagénaires …) sont de plus en plus fringants … continuant de vivre sur les chapeaux de roue, faisant mille activités, prônant avoir des relations sexuelles épanouissantes et de plus en plus nombreuses etc. etc. etc. ……. Une deuxième jeunesse, paraît-il …

D’aucuns, proches de notre quinqua, ont récemment dit que beaucoup se mettaient aux vidéos/tutos débridés … Un créneau marketing, à ce qu’il paraît, avec du business à la clef !

Un marketing dont notre quinqua a récemment été victime.

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N’est pas Kim Basinger qui veut !

Une soirée entre filles, après une grosse semaine et forcément, l’une d’entre elles lance, sans crier gare : « Vous savez, les filles, moi, je rêve d’être basculée sur le capot d’une voiture ! ». Les deux autres éclatent d’un rire complice et entonnent en cœur : « ma pauvre, pas si le capot est chaud, ça brûle ! »

Et oui ! Il fallait y penser ! Que le bolide sport rutilant (oui, c’est moins glorieux sur une twingo, ou alors monsieur est tout tout petit) ait roulé ou qu’il ait été garé, en plein cagnard, sous un soleil estival écrasant … le métal chaud vous cuit le postérieur façon steak « aller-retour » en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Et les copines de continuer … « tu hurles, certes, mais pas de plaisir ! ». Et de continuer ainsi sur les fantasmes assouvis ou non de nos donzelles …  « Moi, je rêve de faire l’amour sous une porte cochère » … « Mais non, je l’ai déjà fait … si tu savais comme c’est fréquenté une porte cochère ! On n’est pas peinard une seconde ! Non, je t’assure, oublie ! »

Et sous une gouttière, façon « Neuf semaines et demi » … en Kim Basinger dégoulinante ? On a beau se dire que la scène est fichtrement érotico-esthétique, il n’empêche … l’eau, ça mouille ! Sans parler du nombre de cochonneries qui peuvent vous tomber dessus, ainsi que de la difficulté de retirer, retrousser, tout vêtement gorgé de flotte !

La soirée se finissant sur ces quelques échanges, l’une d’entre elles garde ce sujet en mémoire et va le tester auprès de ses bonnes copines. Qui ont toutes une expérience dans le genre.

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Homme qui rit, quitte ton lit !

Dans la série des études sur habitudes et intelligence (celle sur les relations entre grasse matinée ou comportement bordélique et intelligence ont donné deux chroniques à relire, si ce n’est déjà fait), voici celle sur la corrélation entre humour noir et hauteur de QI : http://www.marieclaire.fr/gens-droles-plus-intelligents,1241345.asp

Ah, voilà donc une étude qui requinque le moral de notre Quinqua ! Entourée de gens maniant avec brio, sarcasmes et humour noir, elle a elle-même fait ses armes aux joutes spirituelles, afin de ne jamais être en reste ou victime des saillies de ses partenaires. A bonne école, elle fut.

Disposer du sens de l’humour (de quelque couleur qu’il puisse être) nécessite d’avoir a minima le sens de l’à-propos et de la répartie. Pour lesquels, on se doute bien qu’il faille maîtriser l’art de la syntaxe, du verbe et du concept. A mille lieux de la blague grasse de potache, abordable à tout un chacun, mais qui ne joue cependant pas dans la même cour.

« Non seulement les gens drôles font rire les autres, mais ils rient aussi plus eux-mêmes », nous dit l’étude.

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T’as de la bande passante ?

Une amie de notre brave Quinqua, qui s’agace, vous l’aurez constaté, de beaucoup de choses, a rencontré un possible recruteur dernièrement.

Sur le carreau depuis quelques mois, elle est en recherche d’emploi et ne ménage pas sa peine (je la vois qui s’est reconnue !!!) … Elle répond aux annonces qui lui passent sous le nez, elle rencontre en spontané des responsables d’entreprises pour exposer son profil et ses compétences, qu’elle a fort nombreuses …

Bien sûr, elle cible quelques start-up en plein boom. Petites entreprises agiles, ayant plus ou moins levé des fonds, certaines étant de vraies pépites à haut potentiel. Tout dernièrement, cette jeune trentenaire discute pendant près de deux heures avec un de ces jeunes et bondissants startupper !

Le feedback est bon. On se comprend. L’entretien est top. On y cause profil, on détaille le poste et bien sûr, de ses conditions d’exercice. Notre amie n’est plus une débutante, mais n’est pas non plus rangée des voitures. La trentaine, paraît-il, c’est la période idéale pour progresser, changer de taf, se former … Elle envisage plutôt un emploi plutôt « secure », de type temps plein, pas un job de freelance  : ça, c’est bien, quand on a la chance de vivre avec le roi du pétrole (notons au passage que notre quinqua rêve d’un roi du pétrole pour pouvoir, un de ces quatre, finir d’écrire et, in fine, éditer sa prose !  Si vous en êtes, n’hésitez-pas à vous faire connaître en envoyant un message sur ce blog, on transmettra).

Et bien sûr, c’est de ce poste idéal dont notre amie cause au petit-patron-de-start-up ! Donc, l’entretien clos, la donzelle attend un retour. Qu’elle espère positif, l’entretien ayant été on ne peut plus cordial et symbiotique.

Comme ma sœur Anne, notre trentenaire attend, attend, attend. No answer ! Et là, patatras. Elle apprend fortuitement, que le monsieur en question recrute … un stagiaire. Et de tomber, bien évidemment sur l’offre de stage. En dehors de lui avoir fait perdre deux heures de son précieux temps, la fiche de poste comprend, mot pour mot, toutes les idées échangées lors de cet entretien.

Interrogeant récemment une autre de ses amies, notre Quinqua s’est rendue compte en compilant ce genre d’expériences, que cette pratique, consistant à « benchmarker » ou qualifier, peser un poste, était pratique courante dans les entreprises, petites ou grandes. Les recruteurs reçoivent ainsi des candidats, généralement experts dans leur domaine, sur une potentielle offre de poste correspondant à leur profil, parfois en « chassant » ces talents via les réseaux sociaux, pour ensuite laisser mourir cette discussion de sa belle mort … et créer, quelques temps après, une fiche de poste idéale, vendue en interne ou en externe. En interne, soit. On se dit que c’est de bonne guerre. En externe, cela devient plus pernicieux.

Car souvent, la fiche de poste correspond point par point aux propos qui ont été échangés dans l’entretien, à la différence près que le poste (dont les compétences et qualités requises relèvent d’une expertise certaine, ayant une valeur marchande avérée) s’adresse à un « junior ». Avec, bien entendu, le salaire en relation avec la faible expertise du quasi-débutant. Quand ce n’est pas, comme en ce cas précis à un « stagiaire ».

Notre trentenaire eut donc le plaisir de recevoir de ce monsieur, certainement charmant, mais sans éthique aucune, le mail suivant : « Ce n’est que partie remise, ton profil peut nous être utile en mode ‘freelance’ si tu as de la bande passante : parlons-en rapidement ? ».

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Quinquasemarre

Non buveur, non fumeur, s’abstenir ?

Notre Quinqua a encore sous les yeux le nouveau numéro de la feuille de chou locale dédiée aux petites annonces rurales … toujours coincées entre une moissonneuse-batteuse à vendre ou autres stères de bois, quelques annonces complémentaires de la précédente, vue fin 2017, attirent son attention …

Certain(e)s ont émis des doutes – et notre quinqua le comprend aisément – sur la véracité de l’annonce sus-nommée … Et pourtant … sachez qu’elle reparaît ce mois-ci … le fameux papa de 56 ans, dont il était question, ayant dû entre temps souffler une bougie de plus, affiche désormais 57 ans au compteur, mais cherche encore femme de 38 à 48 ans … comme quoi, ce monsieur a beau vieillir, ses objectifs, eux, ne sont pas revus à la hausse.

Mais revenons aux autres petites annonces cherchant « âme sœur ». Une fois de plus, on se gausse.

Et pour cause. Sur quatre des six annonces en photo (en bandeau de cet article, pour vous prouver la réalité de ce post)… notre quinqua remarque une certaine concordance d’objectifs.

Le must semble d’être désormais « non buveur(se), non fumeur(se) ».

Et zut, triple zut ! Non seulement il faut aimer les sorties au grand air (oui, en rural, c’est mieux), mais en plus il ne faut ni fumer, ni boire ! Autant dire que notre quinqua peut aller tout de suite se rhabiller … non pas qu’elle soit un pilier de bar ou un pot à tabac, mais disons qu’elle a une pratique modérée, mais régulière de SOTB* (ceux qui connaissent son faible pour ce cocktail se reconnaîtront sûrement, ils sont au moins deux … ) ou de Saint-Emilion, Médoc et de slims menthol.

Bon, au prix du paquet de clopes, notre Quinqua se pose bien la question de réduire sa consommation à la portion congrue, mais se priver d’un Saint-Estèphe de temps en temps … là, disons que cela va être plus compliqué. D’autant plus que pour conter fleurette (ancêtre du mot flirter, aujourd’hui tombé en désuétude totale au profit du mot doux « pécho »),  autant ne pas avoir l’haleine d’un cendrier froid peut avoir un intérêt certain, en cas de roulage de pelle « impromptu », autant avoir un petit coup dans le nez (gentiment, hein ?) peut aider à lever quelques inhibitions !

Mais que disent ces annonces de purement sociologique … Que dans nos campagnes fleurissent bon nombre de pochtrons ou cendriers ambulants ? Que ces dames ou messieurs ont eu affaire à des soûlards, en chasse, dès 10h, du ballon de rouge au zinc du coin ou à des conjoints qui empestaient leur univers de mégots ? Que ces dames et messieurs sont tombés sous les coups des premiers ou en ont eu assez des chicots des seconds ?

Toujours est-il qu’en lieu et place de « gentil, drôle, bien élevé, intelligent, CSP + etc. », ces deux formules la laissent pantoise.

La campagne est-elle devenue le nouvel eldorado des anti-quelque-chose ?

Après les anti-pesticides, les anti-viande, les anti-diesel, les anti-et-que-le-dernier-ferme-la-porte, on est en droit de crier au scandale. Les alter-mondialistes nous cernent ! Après les vegan, les bio, les localivores, les je-ne-sais-quoi-dernière-tendance, que supprimer encore ?

On notera que pour chercher âme sœur, il ne faut pas dire qui on est, ou qui on cherche, mais QUI ON NE VEUT PAS !

Notre Quinqua n’est pas certaine de vouloir de ce futur-là, ou l’interdiction et le négatif sont l’ordre nouveau. Elle se demande, une fois de plus si elle passe elle-même une petite annonce, sur cette fichue feuille de chou, éditée par « Atout-services », dénomination qui la fait mourir de rire.

Elle pourrait la rédiger ainsi :

« Femme de non-50 ans cherche homme, non-vieux, non-idiot, non-fade, non-éjaculateur précoce, non-pauvre, non-laid, non-triste, détestant les chiens et les roses blanches pour non-vie commune sans affinité aucune. Sérieux s’abstenir !  ».

Bien sûr, si vous avez des conseils non-judicieux et non-pertinents … N’hésitez pas ! A vos non-commentaires !

Et pour relire la petite annonce de départ …https://quinquabloc.wordpress.com/2017/12/21/papa-56-ans-cherche-ame-soeur-ou-pas/

*Sex On The Beach