Quinqua MANIFESTO…

Un jour, une amie très proche, qui a  le sens de la formule, m’a dit en recevant un extrait d’un roman de ma plume, qui ne verra sans doute jamais le jour : « Tu écris mieux que tu ne peins ! » Sans doute avait-elle raison. Même si je suis très fière de mes tentatives picturales, je reconnais aisément qu’elles puissent être de facture relativement passable.

J’ai toujours écrit. Mais surtout dans ma tête. Je suis remplie de textes qui s’impriment au kilomètre … sans jamais finir sur le papier. Pourquoi ? Parce que la plupart du temps ils me viennent à des moments impromptus … et souvent au volant de mon bolide !

Alors que je racontais, une fois de plus, toujours à la même amie, une énième histoire, avec l’humour qui me caractérise, celle-ci me dit : « Franchement, tu devrais mettre ça par écrit ! »

Why not ! Après tout, il n’était pas impossible que je puisse allier ainsi les deux activités que je chérissais : écrire et raconter des histoires … assez souvent drôles ! Lire la suite

Les amitiés perdues ?

A la lecture d’un papier qui tournait de nouveau sur FB*, votre Quinqua s’est effectivement penchée sur ses propres amitiés perdues. Elle était étonnamment fidèle à ses ami(e)s. Depuis toujours. Il en était une dont elle s’enorgueillissait d’avoir conservé ce précieux lien depuis son entrée en CE2. Au fil des années, elle avait gardé, de son passage ici ou là quelques amies irréductibles. Plutôt des femmes, d’ailleurs. Elle en avait perdu d’autres. Par la force des choses, par la vie qui éloigne, par des choix incompris ou quelque acte malheureux de l’une ou l’autre qui avait irrémédiablement entaché l’amitié originelle. Mais si peu, finalement.

De celles qu’elle avait gardées, en plus de l’amie d’enfance,  toujours présente à son cœur, il y avait aujourd’hui, cette amie de fac, cette autre du cercle de jeunesse, celle des années boulot connue sur le tard, passée la quarantaine.

Unies comme les 5 doigts de sa main, comme elle aimait à le dire. Celles pour lesquelles elle aurait pu cacher un cadavre … ou presque.

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Un amant dans l’armoire ?

Les cinq pièces qu’une femme devrait toujours avoir dans sa garde-robe selon vous ?

Ines de la Fressange l’a dit récemment dans une interview. Toute femme (entendue la « Parisienne ») devrait posséder cinq éléments dans son armoire, donc : « Une blouse en soie blanche ou noire, c’est un intemporel. Un blazer ou une veste bien coupée, une paire de jeans, de jolis souliers et un amant. »

Un amant ? Dans l’armoire ?

Vous pensez bien que votre quinqua s’est empressée de vérifier ! Histoire de voir si elle était dans le mouv’.

Rien, nada …

Elle avait bien la blouse blanche et noire (même une YSL vintage dénichée en friperie !), des blazers, noir, marine, blanc, violet, vert … des jeans et des godasses de rêve. La panoplie complète !  tout de la Parisienne, selon Inès, si tant est qu’elle existe vraiment : parce qu’ils doit y en avoir un peu partout des « Parisiennes », au vu des gonzesses fringuées avec chic qu’elle croise ailleurs qu’à Paris, alors qu’à l’inverse, il  traîne un wagon de pétasses vulgos, dans les rues de Paris (mais Inès ne doit pas les croiser souvent, celles qui arpentent les Halles) ..

Bon, parenthèse terminée, il lui manquait, donc, un amant cintré. Enfin, des mecs cintrés, ça court les rues, mais ce n’est pas forcément ceux que l’on veut installer dans son armoire. Ceux-là, on voudrait bien les accrocher, ou qu’ils s’accrochent un peu, et ailleurs qu’à un cintre. Lire la suite

Flexitarisme

Flexi-quoi ?

Selon Xavier Terlet, président de XTC World Innovation -une base de données mondiale des innovations alimentaires-  le flexitarisme est « un nouveau comportement alimentaire qui privilégie les légumes et consomme de la viande en moins grande quantité mais de meilleure qualité. » Le terme « flexitarien » est, lui, une invention marketing pour désigner ces végétariens à temps partiel, non militants, qui prônent la recherche d’une meilleure alimentation. Mais les motivations sont variées : manger plus sainement, plus écologique, plus local, plus économique aussi.

C’est ce que l’on peut lire, en raccourci dans un article « passionnant » sur marieclaire.fr *. Lire la suite

Religion et détox : les vertus du jeûne ?

On ne sait plus où donner de la tête ces temps-ci avec toutes les injonctions – parfois contradictoires- qui nous sont envoyées.

A commencer par le « dry January », heureusement terminé pour les alcooliques notoires qui s’y sont adonnés, et le fameux lundi « sans viande ».

Ok, né au Canada, ce dernier mouvement  nous sensibilise aux raisons pour lesquelles il serait pertinent de faire maigre le lundi. Ce serait en effet bon pour la planète (moins de méthane etc.), bon pour la cause animale (moins d’abattage industriel) et bon pour la santé (moins de protéines carnées améliorant l’état de nos artères).

Bien sûr, en un siècle la consommation de viande a crû. Les trente glorieuses, le babyboum et les bbq gigantesques de nos parents sont passés par là. Surconsommation, quand tu nous tiens … pour autant, faut-il aller chercher midi à quatorze heures et imposer une journée maigre venue de nulle part ? Lire la suite

L’homme parfait est beau et artificiellement intelligent

On l’a rêvé et la société RealBotix l’a lancé … en mars 2018. Henry, au regard ténébreux, a un corps sublime, doté d’abdominaux en béton. Un homme Canada Dry. Qui plus est ou bien « last but not least », du haut de son mètre quatre-vingt, il est doté de performance sexuelles avérées et en plus il a le sens de l’humour !

Que demander de mieux ?

Son prix, peut-être ?  Entre 9 600 euros et 13 100 euros, selon les performances choisies. Cher pour un « escort », me direz-vous … tout dépend de l’usage que l’on en fait, rétorquera-t-on, mais l’amortissement peut valoir le coup selon la fréquence d’utilisation et là, au moins, son utilisation n’entraîne pas de sanctions pénales.

Vous en avez donc peut-être entendu parler … Henry est un robot. A l’intelligence artificielle, certes, mais c’est tout de même mieux, vous l’avouerez, que le peu d’intelligence réelle de certains bellâtres.

A minima, il fait quelques blagues, certes primaires, un poil plus subtiles que « t’es bonne toi ! ». Et surtout, il ne vous contredit pas et s’occupe de vous à l’horizontale sans rechigner et sans faiblesse de rythme ou de puissance. Lire la suite

La liste de nos envies

En ce début d’année, alors que la période des vœux est terminée … il est temps que Quinquabloc se penche sur ce sujet.

Même si nos désirs sont désordre, ainsi que déjà vu en 2018, attachons-nous à préparer 2019 du mieux que nous le pourrions.

Et de faire une petite « to-do-list » ou “not-to-do-anymore-list” …

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Facebook : de mythique à Meetic !

Récemment, votre Quinqua préférée a eu quelques déboires sur ce réseau mythique qu’est Facebook. Ce réseau social entre tous, dont on sait les origines estudiantines et dont on connaît le recentrage récent, à coup de nouveaux algorithmes, sur les relations interpersonnelles, au détriment du seul partage d’information (changement qui sous  couvert philanthropique cache une réalité purement mercantile : pousser les entreprises qui communiquaient via ce réseau à acheter leur visibilité …), semble être en effet pour certains le grand cirque du hameçonnage. Lire la suite

Miss Butterfly …

Votre Quinqua préférée a récemment discuté avec un pote célibataire sur les affres des relations sentimentales des quinquagénaires (oui, c’est le mot adéquat, « Cinquantenaire » étant adapté aux commémorations avec dépôt de gerbe ou dévoilement de plaque mémorielle … qu’on se le dise !). Après ce bref aparté de vocabulaire, retranscrivons ici le fond de cet échange.

Notre donzelle, qui excelle dans l’art d’être parfois binaire et sans nuance (si, si, d’aucuns se plaisent à le lui rabâcher !) a remarqué combien les femmes entre deux âges se hâtent, si célibataires, à retrouver dare-dare un compagnon. Parmi celles qui retrouvent chaussure à leur pied racorni, elle observe combien leurs prétendants semblent loin de l’archétype pour lequel on pourrait être spontanément troublé. A cette âge-là, bien entendu, difficile de trouver un cador, mais tout de même !

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Le règne du sans-gêne !

Votre Quinqua préférée a jadis fait une brève  – et non mémorable – prestation  sur une célèbre pièce de théâtre intitulée « Madame Sans-Gêne ». Autant vous dire si elle s’en souvient, car elle avait deux phrases à dire, qu’elle prononça de manière inaudible, tétanisée d’avoir dans la salle au premier rang tous les fachos de sa classe qui l’avaient prise en grippe mais aussi – et surtout – le garçon dont elle s’était un peu entichée ! La seule chose qui avait redoré son égo était la sublimissime robe Joséphine en velours gris vert qu’elle arborait. Passons ! Cette pièce causait donc d’une certaine dame, connaissance de Napoléon, dont on vantait la franchise et le dévergondage.

Sans-gêne, donc. Pourquoi cette introduction fort littéraire ?

Pour traiter d’un sujet qui commence à la faire bouillir. Le sans-gêne, après la connerie, semble donc être devenu la chose la mieux partagée au monde. Cela dit, il y a souvent un rapport de cause à effet et vice et versa entre la connerie et le sans-gêne. Ceux qui usent du deuxième sont rarement à ranger dans une autre case que celle des gros connards (cela vaut aussi pour les connasses, pas d’ostracisme, le sans-gêne est aussi parfois l’apanage des femmes).

Pour autant, récemment, deux cas de figure, nous pourrions dire cas d’école, sont venus spontanément au-devant de votre Quinqua, qui, même si elle s’octroie, tout comme ici, quelques échappées grossières, fustige la vulgarité et prône les bonnes manières.

Si l’on doit s’habituer à prendre une porte en pleine figure quand un homme vous précède, sous prétexte d’égalité homme/femme, nul ne doit nous obliger à faire fi des bonnes manières et laisser place, en courbant l’échine, à tous les beaufs de la planète.

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Quand les vegans singent les carnivores

Ayant récemment lu un article sur les fils sociaux, qu’un de ses vénérés professeurs de théorie de la communication avait commenté, notre Quinqua avait également poussé un coup de gueule sur le même sujet … et s’en va vous faire part ici de ses réflexions.

Depuis quelques temps, le veganisme est légion. Voire nouvelle religion. Avec ses adeptes, ses pratiquants et ses extrémistes. Pour ces nouveaux comportements alimentaires, dont on comprend les objectifs durables, à savoir le bien-être corporel et planétaire et l’utilisation des richesses alimentaires de manière modérée, naît aujourd’hui une véritable industrie.

Et comme toute industrie, elle est régie, forcément, par les mêmes diktats commerciaux ou marketing que toute autre industrie. Et l’on voit désormais des rayons entiers de nos supermarchés en perte de vitesse consacrés à nos amis veggies.

Que les abolitionnistes de toute denrée carnée ou d’origine animale évacuent de leurs menus ce qu’ils honnissent, soit. C’est leur choix, et l’objet ici n’est absolument pas de fustiger leurs pratiques. Au contraire. N’aimer que les légumes, les céréales du quinoa à l’épeautre, oui. Aimer les flancs aux algues, oui.

Singer les carnivores, non. Car oui, les mangeurs de graines, comme diraient certains, qui discourent sur les bienfaits de leur saine alimentation en pointant du doigt combien les carnivores se tuent à petit feu à coup d’entrecôtes ou de pintades, se gavent de « steaks » de soja, de « saucisses » de céréales, dont on aimerait voir précisément si la composition, probablement truffée de colorants ou d’arômes exhausteurs de « goût viande » est aussi saine que l’utopie dont ils se font les vecteurs culinaires.

A ce propos éleveurs ou institutions françaises ou européennes commencent à s’interroger ou à légiférer sur la dénomination de ces faux-quelque-chose-à-la-viande. Oui, pourquoi donner le nom de steak ou de saucisse à un amalgame de céréales, légumes et condiments ? N’y-a-t-il pas moyen de trouver d’autres appellations qui ne soient pas du plagiat de denrées carnées ? De même, si le lait de par son étymologie latine est un liquide généralement blanc sécrété par les mamelles de différents mammifères et composé de lactose … pourquoi s’entêter à appeler «lait» les liquides extraits de soja, amandes, coco ou autre végétal, juste parce qu’ils sont blanchâtres ? Ne peut-on pas, tout simplement, les appeler jus ? Comme toute substance extraite de légumes ou fruits ??

Du taf pour les créatifs, donc ! Lire la suite